OEA: le rapport recommande la dépénalisation des drogues


17/05/2013

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La dépénalisation de l’usage des drogues et la réglementation de la consommation de cannabis sont les principales recommandations du rapport “Le problème des drogues dans les Amériques” présenté par le Secrétaire-Général de l’Organisation des Etats d’Amériques (OEA), José Miguel Insulza, comme alternative à la guerre des drogues.

Le document est le résultat de la demande faite à l’OEA par 34 chefs d’Etat et de gouvernement, y compris les Etats-Unis, où les différentes alternatives à la politique des drogues ont été discutées.

Lisa Sanchez, coordinatrice du programme Uni Mexique contre le Crime (MUCD) et de la Fondation Transform Drug Policy, ainsi qu’un groupe d’experts chargés de rédiger le rapport indiquent que la lettre représente une rupture avec le paradigme actuel sur la drogue. “La réforme de la politique des drogues a été tabou pendant longtemps et, pour la première fois depuis des décennies, les représentants de 34 pays des Amériques ont eu le courage d’envisager de réelles alternatives pour mettre fin à la guerre de la drogue”, a-t-elle dit.

Le rapport, en plus de présenter une analyse des politiques actuelles relatives à la drogue, incluant le spectacle alternatif au régime actuel, se présente sous la forme de quatre scénarios qui content comment la politique des drogues pourrait être développée d’ici à 2025. Parmi ces scénarios, se comptent la réglementation juridique de la marijuana et d’autres drogues ainsi que l’évolution progressive du cadre juridique international.

Sanchez relate que c’est une reconnaissance claire de l’échec du système actuel du contrôle international des substances et montre la nécessité d’explorer des alternatives pour leur retraite. Le conseiller du MUCD, Armando Santacruz, ajoute que ce scénario de réformes est déjà en cours à Washington et au Colorado. “Ils en sont à la réglementation et à la taxation de la marijuana à usage non médical et l’Uruguay va probablement faire la même chose dans les prochains mois.”

Selon Santacruz, ce document a créé les conditions pour soutenir un débat vigoureux sur les approches alternatives, comme le monde se prépare pour la tenue de la session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur la question des drogues en 2016. “Nous espérons que ce type de rapport servira à alimenter le débat sur la réforme de la politique globale sur les drogues” a-t-il dit.

Les résultats du rapport sont disponibles en Englais et en Espagnol