L’ ONU divulgue le rapport annuel sur les drogues


24/09/2014

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Selon le Rapport Mondial sur les Drogues de 2014 (en anglais) de l’Office des Nations Unies sur les Drogues et le Crime (ONUDC), la consommation des drogues dans le monde est stable. Environ 243 millions de personnes, soit 5% de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans, consommaient des drogues illicites en 2012. Quant aux consommateurs aux graves problèmes de drogues, furent au nombre de 27 millions, soit environ 0,6% de la population mondiale  adulte, soit 1 sur 200 individus. 

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Rapport Annuel sur les Drogues de 2014 de l´ONU.

La publication de ce rapport a été faite à Vienne (Autriche), le même jour de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite. Le chef de l’ONUDC, Yury Fedotov, a attiré l’attention sur la nécessité de mettre davantage l’accent sur ​​la santé et les droits humains de tous les consommateurs de drogues.

L’ONUDC estime que dans le monde, en 2012 (période durant laquelle l’étude a été menée), entre 162 et 324 millions de personnes âgées de 15-64 ans ont consommé au moins une fois des drogues illicites, en particulier la marijuana, les opiacés, la cocaïne ou des amphétamines. Environ 180.000 personnes sont mortes au cours de la même période à cause d´événements liés à la consommattion de ces substances. Le nombre de personnes dépendantes est de 27 millions de personnes, soit 0,6% de la population adulte, ce qui signifie que pour chaque 200 individus, au moins 1 est dépendant.

Cocaïne

Bien que la consommation dans le monde demeure stable, le rapport montre également que la consommation et le trafic de cocaïne a augmenté en Amérique du Sud, notamment au Brésil. Cette augmentation s’est produite en dépit de la faible disponibilité globale de la drogue, due à la chute de la production de 2007 à 2012 En Amérique du Nord, la consommation est en baisse depuis 2006, mais reste élevée. Alors que la consommation et le trafic de la cocaïne semblent se développer en Amérique du Sud, l’Afrique a connu une augmentation de la consommation de cocaïne en raison de l’augmentation du trafic à travers le continent, quantd l´augmentation du pouvoir d’achat a fait que certains pays d’Asie deviennent plus vulnérables à la consommation de cocaïne.

“Le Brésil a environ la moitié de la population de l’Amérique du Sud; ce qui rend le pays vulnérable face au trafic (en raison de sa position stratégique par rapport à l’Europe) et à la consommation de cocaïne, en raison de sa grande population urbaine”, selon le rapport.

Consultez la carte où vous trouverez plus de données sur la consommation de cocaïne.

Marijuana

Le Rapport mondial sur les drogues montre également le Brésil comme l’un des plus grands marchés de consommation de la marijuana dans le monde.

Dans l’ensemble, la consommation de cannabis semble être en baisse, mais la perception des faibles risques pour la santé conduit à une consommation plus élevée en Amérique du Nord. Bien qu’il soit trop tôt pour sentir les effets des nouveaux marchés réglementaires rendant légale la consommation récréative du cannabis dans certains Etats des Etats-Unis et de l’Uruguay, sous certaines conditions, un plus grand nombre de personnes subissent un traitement pour des troubles liés au cannabis dans la plupart des régions du monde, y compris en Amérique du Nord. Le rapport indique qu’il est encore trop tôt pour comprendre quel impact ces modifications réglementaires auront sur la consommation de la marijuana, à la fois en ce qui concerne la santé, la justice, et les dépenses publiques. “Des années de recherches attentives et minutieuses seront nécessaires pour comprendre les effets de ces mesures afin qu’elles puissent orienter les nouvelles politiques et les futures décisions.”

Consultez la carte où vous trouverez plus de données sur la consommation de marijuana.

Drogues synthétiques de synthèse

Aux Etats-Unis, en Océanie, en Europe et en Asie, le nombre de consommateurs d´”opiacés synthétiques”, à des prix les plus bas et avec une plus grande disponibilité, a augmenté. L’organisation note également que la mondialisation du commerce des produits chimiques a facilité le détournement de produits chimiques pour la fabrication illicite de drogues.

Malgré la difficulté de quantifier la production mondiale d´amphétamines et de stimulants, le nombre de laboratoires démantelés continue d’augmenter ; cette augmentation a été importante au Mexique et aux Etats-Unis, tandis que l’Asie est en train de devenir un nouveau marché. Le continent asiatique, liè à l’Europe, concentre environ 80% des saisies d´”ecstasy” réalisées dans le monde en 2012, les saisies de méthamphétamine ont plus que doublé dans le monde entre 2010 et 2012.

Le rapport cite également la prolifération des nouvelles substances psychoactives comme un défi: en décembre 2013, 348 contre 251 des drogues cataloguées en juillet 2012, les substances placées sous contrôle international furent au nombre de 234. Le nombre de nouvelles substances psychoactives non réglementées dans le marché mondial ont plus que doublé entre 2009 et 2013.

Consultez la carte où vous trouverez plus de données sur la consommation dez drogues de synthèse.

Autres faits

En Europe, la crise financière semble avoir affectée la consommation, selon le rapport. Un plus grand nombre de personnes a commencé à se tourner vers des drogues plus dures, quand l´accueil aux consommateurs diminue.

L’ONU a également mis en garde contre l’expansion du commerce de la drogue sur internet. Le marché continue d’augmenter et est difficile à combattre puisque l’identité des propriétaires et des consommateurs de sites web est occultée grâce à l´élaboration de méthodes de tromperie numérique.

Aussi, l’ONU met en garde de l’augmentation de la superficie cultivée de l’opium en Afghanistan, qui a augmenté de 36%, soit 209.000 hectares en 2012. L´augmentation de la violence associée au trafic est citée comme un retour en arrière, tout comme l’instabilité qu’elle provoque dans de nombreuses régions, y compris en Afrique occidentale et orientale, zones déjà vulnérables ayant connu des hausses à la fois dans la production et dans la consommation de drogues.

Pour lire le rapport complet, consultez ce lien.

(Texte: Renata Rodrigues / Image: ONU)